Lauren Rembi a connu très tôt la frontière la plus cruelle du très haut niveau : une 4ᵉ place individuelle aux Jeux olympiques de Rio 2016, au pied du podium, là où la performance ne suffit plus toujours à récompenser l’effort. Ce résultat, fondateur autant que frustrant, a marqué le début d’un parcours fait de patience, de remises en question et de constance. Près de dix ans plus tard, en 2025, elle est sacrée championne du monde par équipes, symbole d’une trajectoire construite dans la durée. Ce titre vient récompenser une athlète qui a su durer, accepter le temps long et s’imposer dans le collectif. Une preuve de détermination et d’abnégation, où la réussite finale donne tout son sens au chemin parcouru.