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Sport de raquette adapté aux joueurs en situation de handicap physique, où l’objectif reste le même qu’au badminton : faire tomber le volant dans le camp adverse sans qu’il puisse être retourné. Il se joue en simple, en double et en double mixte, dans six classes réparties en trois familles : fauteuil (WH), debout (SL et SU) et petite taille (SH).
Le para badminton se pratique au niveau international depuis les années 90. Les premiers Championnats du monde ont eu lieu à Amersfoort, aux Pays-Bas, en 1998. En 2011, la discipline est passée sous l’égide de la Fédération mondiale de badminton (BWF), selon la logique « un sport, une équipe ». En France, la Fédération Française de Badminton s’en occupe depuis 2013. En 2014, le Comité international paralympique a annoncé son entrée au programme de Tokyo 2020. Le para badminton a ainsi fait ses débuts aux Jeux Paralympiques à Tokyo, avant Paris 2024, et il sera aussi à Los Angeles 2028.
Les règles sont celles du badminton. Les matchs se jouent au meilleur des trois sets de 21 points. Le filet est à la même hauteur pour toutes les classes, 1,55 m, comme en badminton olympique. Les joueurs sont répartis en six classes (WH1, WH2, SL3, SL4, SU5 et SH6) pour que chacun affronte des adversaires aux capacités comparables. La zone de jeu peut être réduite pour certaines classes, et en double, certaines catégories autorisent des paires de classes différentes.
Le para badminton présente de nombreuses compétitions : - Jeux Paralympiques (depuis Tokyo 2020) - Championnats du Monde de para badminton (tous les deux ans) - BWF Para Badminton World Circuit - Championnats d’Europe de para badminton - Championnats de France de para badminton
Chez les Français, Lucas Mazur (SL4) est double champion paralympique en simple, après Tokyo puis Paris 2024. Faustine Noël (SL4) a décroché l’argent en double mixte à Tokyo 2020 et le bronze à Paris avec Lucas Mazur. Charles Noakes (SH6) figure parmi les médaillés d’or de Paris 2024 en simple. À l’international, on retrouve Pramod Bhagat (Inde, or en simple SL3 à Tokyo), Leani Ratri Oktila (Indonésie, trois médailles à Tokyo) et Sarina Satomi (Japon, deux titres à Tokyo en WH1).